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La peau douce à l’orientale
Categorie: Secrets de beauté à l'orientale, Traditions de Tunisie | Tags: | 20 avril, 2011
Qu’est-ce que c’est?
Le tfal tunisien est une sorte d’argile dont on se sert pour laver corps et cheveux dans les hammams tunisiens. Produit bio multi-usage, il possède des propriétés régulatrices de sébum, gommantes, lavantes et astrigeantes. Produit naturel, donc hypoallergénique, il convient à tous les types de peaux, mais convient particulièrement aux cheveux gras et peaux grasses.
D’où ça vient?
Le tfal La Tunisienne est ramassé dans les montagnes de Tunisie, et il est vendu à l’état brut dans notre boutique directement depuis son lieu de ramassage.
Comment l’utiliser?
Préparation de base : on met quelques morceaux dans un bol, puis on ajoute un peu d’eau pour faire « fondre » le tfal, et on applique cette pâte sur les cheveux pour le shampoing, ou le corps pour le laver et le gommer. Il est également efficace pour laver le visage, mais pour un masque on préfèrera le tfal « spécial visage ».
Les astuces de La Tunisienne
- Mélanger le tfal avec de l’eau de rose ou de fleur d’oranger pour obtenir un soin parfumé et encore plus efficace (les eaux florales naturelles sont connues pour avoir des effets magiques sur la peau). Pour les plus coquettes, on peut ajouter des boutons de rose.
- Laisser poser le tfal sur les cheveux pendant quelques instants, il absorbera le sébum en plus de laver les cheveux.
- Pour les peaux/cheveux secs, ajouter de l’huile d’olive dans la préparation afin de profiter des bienfaits du tfal sans les assécher.
- Utiliser le tfal en gommage corporel une fois par semaine pour avoir la peau douce.
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Tunisie : les épices de la beauté (partie 2)
Categorie: Secrets de beauté à l'orientale, Traditions de Tunisie | Tags: | 30 mars, 2011
Parures de noces
Depuis sa prime enfance, Zohra a appris à préparer le khôl. « L’art de doser, d’additionner et de cuire est le secret des Ben Ghdhahem », dit-elle. Le procédé reste une énigme : des cristaux de galène et une multitude de racines et d’herbes sont enveloppés dans un foulard, le tout mis dans un couscoussier. L’ensemble est ensuite broyé, pilé, et soigneusement filtré.
Chez la voisine d’à coté, Khalti M’barka, le pilon fait rage. Au fond d’un mortier, des cristaux d’alun crépitent. Ici c’est la « tidnissa« , poudre déodorante, qu’on prépare. Khalti M’barka ne se fait pas prier pour louer les vertus de son produit : « Je fais fondre l’alun sur le feu, puis le laisse refroidir. A nouveau cristallisé, je le pile très finement en y mêlant un peu de résine, des clous de girofle, du safran et souvent d’autres herbes odorantes pour le parfumer davantage. Ma poudre élimine les odeurs de transpiration et donne au corps un arôme subtil, naturel, quoiqu’un peu épicé ».
A coté du khôl et de la tidnissa, il y a le henné qui est de tous les rites (mariage, décès, circoncision, accouchement…). La spécialité des femmes de Jbel Boulahnach est le concentré de henné. « Nous préparons le liquide avec des feuilles de henné, de l’encens, du sucre, des clous de girofle, des noix de galle et du thé noir pour renforcer la couleur », dit Zohra. Des doses égales de savoir-faire adaptées aux ressources naturelles de la montagne ont inventé le « harqous » et la « merdouma« , ces teintures au noir profond qui servent aussi bien à colorer le corps qu’à lisser les cheveux.
Les produits enfin prêts, les écouler n’est pas une mince affaire. Zohra, Amti Heddi, Khalti M’barka et les autres n’ont pas le commerce dans le sang. D’autant qu’elles vivent en marge du monde. C’est aux hommes de sortir, dès lors, de leur hibernation. Ils vont exposer leurs précieux flacons dans les souks (marchés) hebdomadaires des villages alentours, à Kalaât Khisba, Thala, Sbeïtla, Jerissa et Tadjerouine… Pour ces marchands ambulants qui s’interdisent de peser et de quantifier leurs produits de crainte du mauvais oeil, il est difficile d’en fixer le prix.
Mais le gros de ces produits cosmétiques traditionnels est acheté directement par les hannana, les maquilleuses professionnelles. Leïla Latifa, une hannana « beldia » (citadine) jusqu’au bout des ongles, n’hésite pas à faire 230 km, de Tunis la capitale jusqu’à Jbel Boulahnach, pour s’approvisionner directement. Elle achète pour 2000 dinars de poduits de beauté chaque saison. C’est au hammam (bain maure) de Bab Souika, quartier populaire de Tunis, qu’elle offre ses services. « Lieu de papotages, de recherche de filles à marier, de vente de bijoux, le bain maure continue à jouer un rôle de premier plan dans la vie quotidienne des Tunisiens », dit un urbaniste. « Lors de certains événements, le hammam devient une véritable rue marchande, renchérit Latifa.
Ainsi, avant de sauter dans le lit conjugal, la jeune mariée me donne son corps pour la couvrir de tidnissa, d’henné et de harqous« . En réalité, les familles bourgeoises tunisiennes requièrent les bons offices des hannana pour plusieurs jours consécutifs, contre 100 dinars la séance. Elles s’installent, parfois une semaine, au domicile de la future mariée, pour l’épiler, la masser, et, surtout, tatouer au harkous certaines parties visibles de son corps : demis cercles sur le front, motifs géométriques sur le dos de la main, croissants et étoiles sur les joues et le menton, et colombes en pagaille sur le décolleté. « Ces marques ne disparaissent que sept jours après », assure cette experte. Quant à elle, Leïla Latifa préfère les parures éternelles : or et diamants.
Texte de Taoufik Ben Brik
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Tunisie : les épices de la beauté (partie 1)
Categorie: Secrets de beauté à l'orientale, Traditions de Tunisie | Tags: | 26 mars, 2011
(SYFIA-Tunisie) Sur le toit de la Tunisie, les femmes tirent de la montagne ingrate poudres et élixirs qui feront la beauté des citadines et la fortune des maquilleuses.
Un après-midi à Jbel Boulahnach, petite montagne rattachée au Jbel Chaambi, toit de la Tunisie. C’est le refuge des Ben Ghdhahem, célèbre tribu du centre-ouest. Ici, la terre ne nourrit pas ses rares habitants. Les hommes se dispersent à la recherche d’un gagne-pain : contrebande, voyance, mendicité… « Ce sont les femmes qui portent la culotte ». D’un signe de la main, Zohra balaye l’horizon : « Mon homme, c’est la montagne. C’est elle qui nourrit mes enfants ».
Le long d’un chemin escarpé, côté nord, les touffes d’alfa sont blanches de givre. On monte, la flore change. Tout à coup, sur les hauts rochers, une insolente odeur de romarin épanoui. Puis, au détour, comme une envolée céleste, en plein coeur de l’hiver, la globulaire, pensionnaire exclusive des rocailles, prépare sa précoce floraison. .Avec ces plantes, Zohra fabrique des produits cosmétiques traditionnels : khôl, henné, mardouma (disponible dans notre boutique, et fabriquée artisanalement bien sûr!), tadnissa…
Tout ce qu’il faut à la femme tunisienne pour se faire une beauté. De retour au gourbi (habitat traditionnel du Maghreb), Zohra dépose son panier chargé de racines, d’herbes et de pierres des montagnes. Dans les récipients en terre cuite, des cristaux de galène et d’alun, des vésicules de hérisson et du thé rouge… « Il faut attendre encore que la globulaire fleurisse pour mijoter l’élixir », dit-elle.
Sept jours après, dans le vent grisâtre de la campagne hivernale, la globulaire illumine le Jbel. C’est alors la ronde des magiciennes. La mère de Zohra, Amti Heddi, commence à trier, nettoyer, vanner, cuire et piler les précieux ingrédients. Dans la cour du gourbi transformée en laboratoire, l’air se réchauffe, les effluves d’encens et d’herbes brûlées embaument. A la tombée du jour, le « khôl » de Zohra, ce fard bleu d’Arabie qui embellit le regard, est fin prêt. Elle en passe les dernières poignées au filtre d’un voile de coton, récupère le nuage de farine noire, et renvoie au fond du mortier le reliquat de poudre récalcitrante. « Le khôl est mon gagne-pain. Je n’ai ni brebis à traire, ni terre à cultiver. Et mon mari, c’est moi qui le fait vivre. »
Texte de Taoufik Ben Brick
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Merdouma tunisienne
Categorie: Secrets de beauté à l'orientale | Tags: | 25 avril, 2009
Une petite nouveauté pour les coquettes adeptes de recettes naturelles : la fameuse « merdouma » tunisienne. Sa recette est un secret d’état, typiquement tunisienne et diablement efficace.




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